
Près de 1,4 million de formations ont été financées par un CPF en 2024 (photo d’illustration).© tiemaoanh, Pixabay

Près de 1,4 million de formations ont été financées par un CPF en 2024 (photo d’illustration).© tiemaoanh, Pixabay
Pour rappel, les salariés travaillant au moins à mi-temps voient leur CPF abondé de 500 euros par an – voire 800 euros pour certains profils. Jusqu’à un maximum de 5 000 euros ; les sommes supérieures sont alors affectées aux ressources générales de l’État.
Jusqu’à présent, les salariés pouvaient utiliser l’argent de leur CPF sans aucun plafond, avec une obligation de participer au financement à hauteur de 103,20 euros (certains profils en sont exemptés, comme précisé sur le site du gouvernement). Par exemple, si un salarié disposait de 5 000 euros sur son CPF et voulait suivre une formation à 3 000 euros, il pouvait mobiliser 2 896,80 euros de son CPF (le prix de la formation moins sa participation obligatoire).
Aujourd’hui, quel que soit le montant disponible sur son CPF, un salarié pourra le mobiliser dans les limites des plafonds mis en place. Et il devra toujours s’acquitter de la participation obligatoire de 103,20 euros. En repartant du même exemple, un salarié qui dispose de 5 000 euros sur son CPF et souhaite suivre une formation à 3 000 euros pourra mobiliser 1 500 euros de son CPF, ce qui lui laisse un reste à charge de 1 500 euros auquel s’ajoute la participation obligatoire de 103,20 euros.
Infographie (Crédits : © La Tribune)Autre changement concernant le CPF inclus dans le budget de l’État : mobiliser les sommes disponibles pour financer le permis de conduire est désormais réservé aux demandeurs d’emploi inscrits à France Travail ou aux salariés bénéficiant du financement d’un tiers, dans la limite du nouveau plafond de 900 euros.
En 2023, l’usage du CPF avait reculé de -28 %, avec 1,34 million de formations financées contre 1,85 million en 2022. En 2024, le volume s’est stabilisé autour de 1,4 million de dossiers, dont 30 % pour les permis (voiture (B) et moto (A1 et A2), mais avec une enveloppe financière en baisse (2,1 milliards d’euros), signe que le reste à charge avait déjà freiné la demande.
![]()